- À notre époque, la source du savoir n'est plus seulement l'enseignant ou le manuel scolaire de l'élève. En effet, les jeunes ont de plus en plus une tablette ou un portable à la maison et passent de nombreuses heures dessus. Il est donc nécessaire que l'enseignant inclus ce type de technologie en classe afin de leur faire développer leur sens critique.
- Les TIC favorisent la communication, la coopération et le réseautage. Pensez seulement aux réseaux sociaux, à Skype ou au logiciel Google Drive sur lequel nous pouvons être plusieurs à faire le même travail en même temps, mais à distance.
- Les TIC rendent les élèvent actifs dans leur apprentissage. Les élèves en retirent beaucoup de motivation et cela leur permet d'apprendre plus rapidement.
- Les TIC sont rendus maintenant omniprésents sur le marché du travail. De plus, il est de la mission de l'école de qualifier les élèves et de les préparer à leur vie adulte. Il est donc nécessaire de les enseigner en classe.
Après toutes les raisons énumérées ci-haut, je crois donc qu'il est essentiel d'intégrer les technologies de l'information, surtout dans un cadre d'adaptation scolaire. En effet, les élèves en difficulté sont souvent retrouvés en situation d'échec. De plus, ils peuvent éprouver un certain manque de motivation au cours de leur parcours scolaire.
Voici la source des informations retrouvées dans ma réflexion : 15 raisons pour intégrer les TIC à l'école en général…et dans le cours d'univers social en particulier. Repéré à http://www.recitus.qc.ca/tic/dossiers-tic/15-raisons

Bonjour Sarah!
RépondreEffacerJ’ai été bien contente de découvrir ton billet de cette semaine: je crois que ton sujet est très approprié pour notre cours de cette session (PPA1114). Nous nous questionnons souvent, en tant qu’étudiants, sur la pertinence qu’auront certains de nos cours dans notre future profession. Or, en ce qui a trait à celui qui traite des technologies de l’information et de la communication (TIC), il est certain qu’il nous sera utile dans le futur. En effet, l’enseignant a le devoir, selon le programme de formation de l’école québécoise, d’amener les élèves à exploiter les TIC . Pour ce faire, l’enseignant doit proposer des activités qui permettront aux élèves de s’approprier ces TIC, de les utiliser afin d’effectuer une tâche et d’évaluer leur efficacité (MEQ, 2006, p. 29). Or, pour être capable de les évaluer correctement, il faut que les élèves les aient expérimentées, mais aussi aient développé un esprit critique par rapport à ces technologies. Or, pour que les élèves puissent être en mesure de cerner les limites d'une technologie utilisée, dans une situation donnée, il faut qu’ils aient été en contact avec cette technologie et ait pu la comparer à d'autres. Cela revient à ton premier point.
Pour ce faire, l’enseignant peut, suite à plusieurs utilisations d’une nouvelle technologie, entraîner une discussion sur les limites et les avantages de celle-ci en questionnant les élèves sur ce qu’ils ont trouvé facile et difficile lors de l’exploitation de la technologie.
Ensuite, pour ton point numéro 2, je suis tout à fait d’accord que cela peut être très utile pour favoriser la communication entre les élèves surtout pour les travaux à distance. Néanmoins, dans le cas d’élèves qui ont un trouble du langage (dysphasie) et probablement pour d'autres types d'élèves, il serait aussi intéressant de favoriser la communication autrement que par le biais des technologies. La dysphasie est un trouble d’ordre neurologique « qui affecte l'expression et la compréhension du langage au point d'handicaper l'enfant dans la communication et l'accomplissement des activités normales pour son âge » (Association québécoise de la dysphasie, 2013). Elle peut cibler plus particulièrement la compréhension verbale, l’expression ou les deux à la fois.
D’un côté, dans ce cas, les TIC peuvent aider grandement ces élèves à structurer correctement leurs idées, via certains logiciels, pour qu’elles soient exprimées de façon plus compréhensible. Néanmoins, je crois qu’il est également important d’inciter ces enfants à communiquer autrement que via la technologie. Bien entendu, ces futurs travailleurs pourront, et devront probablement, utiliser les TIC dans leur métier (ton point 4), mais la communication en milieu de travail ne se limite pas à une discussion par courriel (ou toute autre forme de technologie). En effet, la communication verbale est la seconde forme de communication utilisée au quotidien ou en milieu de travail, tout comme le non-verbal (Borzeix & Fraenkel, 2001). Ainsi, il est aussi important de savoir communiquer et expliquer de vive voix (en personne) ses opinions et ses besoins à ses collègues que de pouvoir l’écrire à l’aide d’un ordinateur, d’un iPad, etc. Bref, il est important de donner l’occasion à ces enfants de développer des stratégies pour mieux s’exprimer à l’oral ou sans l’aide de la technologie. On ne doit pas, selon moi, reposer notre enseignement que sur les TIC.
Tu as aussi mentionné que «les TIC rendent les élèves actifs dans leur apprentissage. Les élèves en retirent beaucoup de motivation et cela leur permet d'apprendre plus rapidement» (Lapointe-Brouillette, 2014). Je crois que cela est vrai. J’ai pu le constater, dans mon stage de cet automne : les élèves embarquent rapidement dans les activités qui incluent des TIC, ils sont excités à la perspective de pouvoir travailler avec un ordinateur ou de « jouer » sur un iPad. Ils sont aussi très contents de pouvoir nous montrer ce qu’ils sont capables de faire à l’aide de ces technologies.
RépondreEffacerJe tiens quand même à mettre un petit bémol. Je crois qu’il est très intéressant d’utiliser les TIC pour motiver les élèves, mais comme dans tous contextes, ce ne sont pas tous les élèves qui vont se sentir nécessairement interpellés par toutes les technologies. Il faut donc varier nos formes d’enseignement en incluant à la fois des activités qui demandent l’utilisation des TIC et d’autres activités qui feront appels à d’autres techniques ou connaissances (Peters, 2009).
Aussi, ce n’est pas parce que les élèves baignent dans une société dont l’évolution technologique est phénoménale (Chouinard, 2012) qu’ils sauront s’en servir avec discernement. C’est pourquoi il est important de les éduquer à ce sujet et de leur montrer ce qu’il est possible de faire, mais aussi ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’on utilise une technologie.
Néanmoins, je considère que l’intégration des TIC peut favoriser l’autonomie de l’élève dans ses apprentissages et lui offrir divers moyens de pratiquer cette autonomie. Par exemple, l’utilisation d’un blogue où l’élève peut apprendre à son rythme. Certaines études ont même démontré que l’utilisation de blogues en classe peut souvent se traduire par l’émergence de plusieurs stratégies pour apprendre, dont l’utilisation de la différenciation pédagogique et une meilleure connaissance des styles d’apprentissage des élèves (Peters, 2009).
Bref, je crois qu'il est important d'intégrer les TIC en enseignement pour les mêmes raisons que toi, Sarah. Cependant, je considère qu'il serait judicieux de ne pas baser nos activités que sur l'utilisation des TIC afin de développer d'autres compétences chez les enfants.
Références :
Association québécoise de la dysphasie. (2013). Dysphasie ou retard de langage? Repéré à http://www.dysphasie.qc.ca/fr/dysphasie-retard.php
Borzeix, A. et Fraenkel, B. (coord.) (2001). Langage et Travail, Communication, cognition, action. Paris : Éditions CNRS
Chouinard, J. (2012). Élèves ayant des besoins particuliers en FP: jusqu'où peut-on adapter et quelles aides technologiques utiliser? [Vidéo en ligne]. Repéré à http://vimeo.com/channels/aidestechnos1
Ministère de l’Éducation (MEQ). (2006). Programme de formation de l’école québécoise : Éducation préscolaire et enseignement primaire [pdf]. Repéré à http://www1.mels.gouv.qc.ca/sections/programmeFormation/primaire/pdf/prform2001nb/prform2001nb.pdf
Peters, M. (sous la dir.). (2009). Les TIC au primaire : pour enseigner et apprendre. Québec : Les Éditions CEC.